Opéra « La Brèche »

Opéra en quatre actes sur un livret de Marguerite de Werszowec Rey, créé à Sagunte au XXXIVe festival d’Estiu Sagunt a Escena (Valencia) dans le théâtre romain, le 3 septembre 2017, sous la direction de Palmo Venneri, dédicataire de l’œuvre.

Distribution à la création :

  • Madina : Veronika Dzhioeva
  • Seraphine : David Azurza
  • Celeste : Flavio Oliver
  • Fernando : Luis Damaso
  • Francesco : Alberto Guardiola
  • Gunar : Wiard Withold
  • El padre : Jean Delobel
  • La enfermera : Marie Catherine Baclin
  • La criada : Kinga Borowska
  • El cirujano, un hombre de la multitud, un monje :  Giorgio Celenza
  • Un hombre de la multitud, un monje, El tigre : Jorge Juan Morata
  • Una enfermera, un ángel : Aurora Peña

La Brèche est un opéra où différents plans se superposent : celui de la terre des vivants et du ciel, celui de la justice humaine et celle du ciel, où s’entrecroisent les chœurs des vivants et ceux des Séraphins

Le livret puise dans les contes et légendes en les transposant dans un univers contemporain et universel. Ainsi en est-il du conte de la Belle et la Bête où l’héroïne n’a de cesse de vouloir rendre à son époux la pureté de sa jeunesse ou plus encore, la légende d’Orphée et d’Eurydice où c’est Eurydice qui part sauver Orphée des enfers. A l’image du fol amour d’Orphée, Madina, dans un même élan, part à la conquête des feux des ténèbres…

Pour un compositeur, le choix du livret est essentiel. C’est lui qui détermine l’orientation du texte musical et lui donne sens. Comment ne pas souhaiter apporter une bouffée d’air frais, d’humanité, de lumière et d’espérance dans ce monde si perturbé ? Mais cela suffit-il ? Non. Il faut qu’il puisse offrir une large palette d’émotions avec un lyrisme soutenu et des mises en perspective qui soutiennent le rythme de l’action ainsi que l’écriture musicale s’en trouve avant tout libre, sans contrainte, épousant le texte avec naturel, lui faisant ressortir toutes ses couleurs, atmosphères, contrastes, tensions, ses parts de rêves et de cruelles réalités.

La structure du texte du livret offre un espace grandiose où alternent les chœurs (ceux de la foule en colère ou de la joie de la liberté retrouvée, ceux des esprits de la conscience, des anges, des moines, des marins, des infirmières, …) et des solistes. La part des chœurs y est très importante tandis que le registre des voix solistes se voit élargi, le compositeur offrant en outre des instants de reprises ou de respirations lorsque le propos est trop intense, afin d’entraîner l’auditeur dans les soubassements de l’intrigue.

Extraits

Première partie